Vous rappelez-vous de l'émission "les 4 z'amis" présentée par Fabrice (célèbre animateur radio sur RTL de 1965 à 2000) puis Zabou et Charlotte kadi ?
Sur un air funky (la "french funk touch" des programmes de jeunesse) de l'époque, nous retrouvons la bande des 4 z'amis : "Toucancan", "Pousse-pousse", "Belle-belle" et Fabrice !
Maria Rosario Pilar Martinez Molina Baeza surnommée Charo depuis son enfance, guitariste classique de formation et originaire d'Espagne, était surtout connue aux USA pour sa plastique de rêve et ses apparitions a répétitions dans la serie "The Love Boat"("La Croisiére s'amuse").
De par ses originaires latines, et son énergie innée, on dira d'elle qu'elle sera l'ancêtre des phénomènes Jennifer Lopez et autre Shakkira...
En 1977, Charo signera un album avec la formation musicale du label Salsoul 'The Salsoul Orchestra" ou sa verve et son humour particulier sur fond de Disco, exploseront les charts, notamment sur les tubes "Dance A Little Bit Closer" et "Cuchi-Cuchi".
Album dirigé, produit, arrangé par un ex-membre des MFSB, Vincent Montana Jr. ( qui collabora notamment en 1976 avec les Fat Larry's Band et Lolleata Holloway - en photo à droite) .
Disco, disco et disco pour les 10 titres du disque, on l'on retiendra principalement les tubes "Dance A Little Bit Closer" et le morceau, littéralement conçu autour de plusieurs essais infructueux de Vincent Montana : "Cuchi-Cuchi".
Sans oublier "Speedy Gonzalez" et son beau jeu de basses, "Borriquito", "El Reloj (The Clock)"...et la reprise des Rolling Stones "Let's Spend The Night Together" et la reprise également d'un titre du Salsoul Orchestra "You're Just The Right Size".
Dans cet album on appréciera surtout la qualité du jeu des musiciens de la formation musicale de Salsoul, avec ses violons, ses cuivres et ses choeurs.
La voix de Charo et les paroles ("Toutes les grand-mères et tous les grand-pères veulent la meme chose" peut-on entendre dans les premières mesures de "Cuchi-Cuchi" !) gâchent un peu l'affaire malheureusement.
Bref, un disque qui ne sera pas un grand classique du genre, mais qui reste tout de même intéressant pour la qualité de son orchestration : à l'image de "Cuchi-Cuchi" en écoute qui commence comme une création musicale d'Ennio Morricone...
1982, Herb Powers Jr, un des arrangeurs "officiels" des labels Prelude et West-end, (résident du studio Frankford Wayne Mastering Labs) réalisera ce maxi 33 tours, sorti sur un obscur petit label : Indigo Records...
On ne dispose finalement que peu d'informations sur le line-up de Krisp : avec entre autres, A.C. Drummer Junior à la guitare rythmique (voir Aurra) et un certain R. Jackson, alias Randy Jackson, à la guitare basse (voir Sisters Sledge, Angela Bofill, Jean Luc Ponty)
1983, Lisa Stevens, Curtis et Raymond Hudson sortent un maxi 33 tours sur le Label Prism Records "Spaced Out"...
1983, c'est aussi une année charnière pour le Funk 80, ou l'électronique prend le relais sur les instruments "traditionnels" du Funk : guitare basse et rythmique, violons et cuivres commencent à s'effacer aux profits des batteries electroniques, boites à rythmes et synthés basse...
Et Pure Energy ne dérogera pas à cette evolution dans "Spaced Out" : Lisa Stevens chante l'histoire d'une femme devenue complètement "barrée" par amour (littéralement "dans l'espace", d'où le titre) sur un beat servi par un synthé basse omniprésent, accompagné d'une batterie électronique.
Seule concession à la tradition, la guitare rythmique habituelle se fait encore entendre dans ce morceau mixé par John "Jellybean" Benitez ex-DJ du légendaire Studio 54, et en 1984, resident du "Fun House" à Manhattan.
"Spaced Out" sera l'avant dernier morceaux de la discographie de la triplette Lisa Stevens Curtis et Raymond Hudson (qui entre autre, écriront le hit"Holiday" pour Madonna sur son premier album en 1982) ...
Au milieu des années 80 (1985) Amstrad commercialise pour le grand public, une chaine Hifi combo (Amstrad Studio 100) 4 piste, 2 lecteurs cassettes, 2 speakers, une platine vinyle...Le tout pour la modique somme de 299£...
On connait surtout Madonna Louise Veronica Ciccone pour ses nombreux tubes tels qu' "American Life", "Holiday","Lucky star", "Like a virgin" et pour son dernier album "Hard Candy".
Mais nous, les Groove Diggers, on la connait aussi pour son début de carrière , orienté Pop/Funk 80...
Voici en clip, un de ses premiers passages à la télévision (TV Italienne) avec son titre "Everybody".
Maxi 33 tours sorti en 1982 sur le label Sire Records Company, titre qui fut produit d'abord par Mark Kammins puis Reggie Lucas (voir Mtume "In search of the rainbow seekers")
Deuxieme album du groupe, sorti en 1980 sur le label Epic, "In search of the rainbow seekers" fait partie de ces disques magiques qui frôlent l'excellence du premier jusqu'au dernier morceau...
Mtume (A prononcer "Em-too-may") c'est d'abord l'alliance du percussioniste James Mtume (ancien musicien de Mile Davis , fils du saxophoniste Jimmy Heath) et de Reggie Lucas, guitariste de Jazz d'origine, ex-musicien également de Miles Davis.
Ce dernier sera plus tard, le producteur (toujours en association avec James Mtume) de Phillys Hyman, Stephanie Mills, Marc Sadane.
Mais surtout, en solo Reggie Lucas sera un des premiers producteurs de la petite Madonna Louise Veronica Ciccone, alias Madonna...
Mtume c'est aussi la chanteuse Tawatha Agee (surnommée ""Mighty T" pour les besoins de l'album) qui collaborera également (toujours sous la supervision de Reggie Lucas) avec les Spinners, Luther Vandross, BB & Q Band, Keni Burke, Kashif, et bien plus tard, David Bowie.
A celà s'ajoute les musiciens chevronnés Hubert "Funky Child" Eaves, Basil "Sazhab" Fearrington et Howard "Locksmith" King.
Plus haut, j'ai écris que ce disque frôlait l'excellence...et pour cause :
Cet album a quelque chose de plus musicalement parlant : j'ai toujours eu du mal a croire que ce disque datait de 1980, tant le jeu et le groove paraissent en avance en comparaison de bon nombre de productions de cette année là.
L'album démarre avec le somptueux "Give It On Up (If You Want To)" pour continuer avec "You Can't Wait For Love" et "She's A Rainbow Dancer".
La face B ne sera pas en reste avec le terribles "So You Wanna Be A Star" et "Anticipatin'".
Alors, que l'on soit collectionneur ou simplement amateur, "In search of the rainbow seekers" est à mon sens, un passage obligé...une référence ob-li-ga-toire ! ;)
Petit detour "Old Shool" avec ce titre de 1988 :
"I need you", enregistré par Calvin Williams, Nathan Rodgers et Frederick Eugene Byrd des "Be Versatile Some May Prevail" : les BVSMP.
Unique album du groupe, produit par la paire William "Buba" Anderson et Ray "Johnny" Reid, Trilark fait partie de ces disques trés prisés par les amateurs de vinyles Funk 80's.
Ce disque, sorti sur Handshake Records, avait tout pour marcher, mais il fut considéré comme un échec commercial...
Et pourtant tout avait bien démarré, sous la direction de Ray Reid et de William "Buba" Anderson, un des membres de la "tribu" des Crown Heights Affair (voir egalement Rocket, mais aussi Unlimited Touch, Empress, France Joli et Intensive Heat entre autre).
Tout était également très calé au niveau des musiciens, pourtant :
Avec notamment Sam Figueroa aux percussions (qui travailla avec France Joli et Empress egalement mais aussi Idris Muhammad) Jeff et Larry Smith (Kashif, Billy Ocean, Glenn Jones mais aussi Whodini et Run-DMC).
Aux guitares : Mike Campbell, Clarence Brice, Ron Miller, et William "Buba" Anderson à la guitare acoustique.
Pour la partie basse : Butch Porter (Empress), Teddy Williams, William Anderson et son frere Sandy (voir Unlimited Touch).
Aux claviers : Fred McFarlane (qui en 1984, co-produira notamment Intrigue, Evelyn "Champagne" King et Jocelyn Brown entre autre)
Et enfin à la batterie Ray "Johnny" Reid et Sugar "Ray"Rock des Crown HeightsAffair, William "Buba" Anderson et Randy hutchinson...
Le tout enregistré à New-York sous la direction d'Hugo Dwyer en compagnie de "Smith Cox" aux arrangements.
Petite coquille dans ce line-up pourtant très fourni : au dos de l'album seul le nom des trois voix, ne figurent pas...étonnant !
Niveau musical, ne cherchez pas les instrus travaillées, voir melodiques : Trilark c'est du Funk 80 brut, dancefloor, à l'image des "Face the music", "Love you up","Check it out","Mr Fantasy" et "Love never looked better"...
Trilark, vous l'avez peut-être deviné, ne sera pas un album indispensable sur le plan musical.
Mais il demeure intéressant pour un collectionneur accompli, car celui-ci est devenu assez rare (et cher donc) en original de nos jours.
Pour les amateurs éclairés, préférez la réédition CD ou vinyle, le prix excessif de l'original ne me semble pas très justifié à mon gout !.
1978, les trois compères de Voyage sortent "Fly Away", avec la meme recette que le précèdent album "From East to West" de 1977, à savoir du Disco très musical.."à la Frenchy".
Voyage, c'est principalement Marc Chantereau aux (claviers - percussions - chant), Pierre Alain Dahan (batterie - percussions - chant) et Slim Pezin (guitare - chant - percussions).
Mais c'est aussi, pour "Fly Away", l'anglaise Sylvia Mason-James (alias Sylvia Mason) qui se lancera dans une carriére solo avec un album en 1979 et qui travaillera, en 1986, avec George Michael et Andrew Ridgeley des Wham! (et plus tard encore, avec les Pet shop Boys)
Pour les chœurs, les frères Costa - Michel et Georges - (voir entre autres Chagrin d'Amour), Nick Curtis, Stephanie de Sykes, Kay Garner (Kongas, Elton John, Lou Reed, Cerrone) Bobby Mc Gee, Matai, Moeani, Tahia et Titi..
Au Synthé (sur le fabuleux Prophet V) George Rodi.
Le tout enregistré principalement à Londres.
Parmis les 7 titres de "Fly Away" à savoir "Souvenirs","Kechak Fantasy","Eastern trip","Tahiti, Tahiti...","Let's fly away","Golden Eldorado" et "Gone with the music", je ne retiendrais vraiment que le premier titre, le hit de l'album : "Souvenirs".
"Fly Away" est l'un des symboles de la production musicale Française en matière de Disco, un album représentatif de la "French Touch" de ces années là, et pour les amateurs c'est surement un classique a avoir obligatoirement dans ses bacs...
1984, c'est le carton du Smurf et du Breakdance, année ou notre Feldman national s'y essaie également, après l'aventure F.F. Yellowhand (voir "You want every night" et "Can you feel it" en video).
Voici le titre , somptueusement Kitsch, "Wally Boule Noire" maxi 45 tours sorti sur Barclay...
"Station d'métro, Wally déboule aussitôt, Panique la foule - Stop, arrête le contrôleur - Mec, n'aie pas peur, c'est un breaker" la couleur est annoncée : le morceau raconte l'histoire d'un Breaker, et de la crainte qu'il suscite parmis la foule.
N'oublions pas qu'a l'époque, le Breakdance vient tout juste de débarquer en France.
Et que les préjugés vont bon train sur ces jeunes qui dansent sur des cartons.
Musicalement, là aussi on reste dans le "gras du sujet" : electro, synthés à profusion avec des phases de scratch larguées par François Feldman himself.
Meme si ce disque (ecrit par Jean Marie Moreau) est musicalement trés limité (sans parler des paroles !) celui-ci reste intéressant car "Wally boule noire" est un titre charnière, entre les debuts trés Funky de Feldman et la suite de sa carriére : avec "Amour de corridor" en 1985 (sans grand succès également) mais surtout avec "Rien que pour toi" en 1986, qui lui permettra enfin de décoller vraiment dans les ventes...
En 1979, Daniel Vanguard fait encore parler de lui sur le label Az.
Rocky et Vandella sont deux marionnettes, nos deux complices ont la lourde tâche de nous annoncer en chanson la fin des années Disco en musique sur le 45-tours “Dès que t’as dit disco t’as tout dit”.
A ma gauche Vandella chante façon Jane Birkin, les Bee Gees par moment, tandis que Rocky suis le mouvement de sa chérie.
"T'es content ?
Ben euuuuuuu-uuh …
Dès que t'as dit « disco », t'as tout dit
T'as tout dit, t'as tout dit
Dès que t'as dit « disco », t'as tout dit
T'as tout dit, t'as tout dit
T'as tout, t'as tout dit
Dès que, dès que, dès que tu l'as dit
T'as tout, t'as tout dit
T'as tout dit, t'as tout dit quand t'as dit « disco »
Ooh Ooh He !"
Bonne écoute...
Rocky et Vandella : Des que t'as dit disco t'as tout dit (1979 / Az )
Aprés le hit "Shake it up (Do the boogaloo)", Roch Niangandoumou, alias Rod, est de retour sur Groove Diggers, toujours en version "extented" avec son titre "Just keep on walking"...
A ma connaissance, ce titre est sorti sur 3 labels différents : Prelude pour les États-Unis, Créole pour le Royaume-Uni et Jonathan pour la France.
Étrangement, les dates diffèrent selon les éditions: sur Prélude et Créole la date est de 1982, alors que la version Française indique 1983.
"Just keep on walking" fut co-produit par Charles Ibgui (producteur notamment de Queen Samantha) et un mystérieux Roy Be...qui n'est autre que Barbara Roy (ex-membre du groupe d'Ecstasy, Passion and Pain et interprète du hit "If you want me" de 1981).
Le tout, sous la houlette de "l'arrangeur officiel" de Prélude, à savoir François Kevorkian...
Dans cette vidéo, Grandmaster Flash, DJ Jazzy Jeff, DJ Premier et Kid Capri unissent leurs talents en mémoire de Jam Master Jay, membre de Run-DMC (assassiné en 2002 par balle en plein studio d'enregistrement)
Instant Funk est un groupe originaire du New Jersey avec comme noyau principal : Raymond Earl (guitare basse et background vocals), Scotty Miller (batterie et backgrounds vocals) et Kim Miller (guitare rythmique et background vocals).
En 1983, ils sortent l'album "Kinky" chez Salsoul Records où la ravissante Kelly Knight nous dévoile son charme insoupçonnable !
Et si vous avez la chance d'avoir le LP, vous verrez Kelly se déshabiller sous l'oeil attentif du groupe Instant Funk.
Voilà un album plutôt mid-tempo avec un gros titre "(Just because) You'll be mine".
Le reste de la bande est constitué de :
- Dennis Richardson (claviers)
- Elijah "Ej" Jones (lead et background vocals)
- Michael Giss (congas)
- Donald Lamons (piano)
Sans oublier les musiciens additionnels comme Bunny Sigler (keyboards), Reginald Griffin (Batterie & saxophone), Grant Mac Avoy (Batterie).
Instant Funk - (Just because) You'll be mine - 1983
En 1975, Benny Clark et Carmen Cosentino réunissent les talents de plusieurs musiciens de Combos originaires du New jersey, pour enregistrer le seul et unique album de Strutt : "Times moves on"...
Magnifique concentré de Soul Funk aux sonorités "pré-disco" "Times moves on" fut impulsé par les producteurs Benny Clark et Carmen Cosentino, assisté de Dhyana Ziegler et Ray Daniels (a qui l'on devra notamment en 1980 le "Bounce, Skate, Roll" de Vaughan Mason & Crew) et Dhyana Ziegler.
Strutt est composé de Ronnie" Fat Boy" Jones et Dickie Harman au lead vocal, Frank portolana aux claviers, Carmen Cosentino à la guitare rythmique, Roger Zumbo à la batterie, edward Walker à la basse.
Pour la partie cuivres : Jim Mecke, Willie Bridges au Saxo et flutes, et Dennis Truncell, Dany Moore et Joe Escobar.Sans oublier un certain Al Johnson (voir les albums "Back for more" de 1980, et Bill Brandon) et pour terminer, Holly Holes aux congas.
"Time moves on" c'est entre autres 4 titres pleins, hyper musicaux avec tout ce qui se fait de mieux en matiére de grooves Soul et Funk, à l'image de "Front Row Romeo", de "Funky Sign", "Time moves on" et "Funky Baby feet".Le tout joué par des musicos bourrés de talents : chœurs, cuivres, violons, basse balancés avec énergie et efficacité.
Cet album fait partie de ces petits chef-d'oeuvres sortis sur le fabuleux label Brunswick Record (voir également Exit 9). Un disque superbe...
1979 Montréal, le petit fiston de Geraldine Hunt (agé de 15 ans !) se met à enregistrer en 2 prises "Get up and boogie" , Freddie James est alors loin de réaliser que ce titre sera un gros tube disco.
Mais quand on a un Tony Green (voir Satin & Green) à la production et à l'écriture, on peut difficilement rater son coup...
De nos jours, cet album Disco est surement l'un des vinyles les plus difficiles à dénicher de l'immense catalogue Prelude.
Seul et unique opus de Bill Brandon, originaire d'Atlanta, cet album ne dut son succès qu'au hit "We fell in love while dancing"...
Issu de l'association des producteurs, arrangeurs et musiciens Jesse Boyce (Frisky, Constellation Orchestra, Lorraine Johnson) et Moses Dillard (en photo à droite).
Le line-up de l'album est très fourni avec Larry Byrom (Toulouse, Dionne Warwick), Moses Dillard et Richard Horton aux guitares, Clayton Ivey (Commodores, The Temptations, Thelma Houston) aux claviers et Roger Clark (Saturday Night Band) à la batterie.
Aux percussions Mellow Mel Owens, et aux choeurs : Charlie Chalmers, et les deux sœurs Rhodes, Donna et Sandra (Al green, Andy Gibb, Clarence Carter).
Les cuivres seront quand à eux confié aux Muscle Shoal Horns, et les violons seront assurés par The Atlanta Strings.
Et malgré tous ces talents réunis, l'album se perd un peu avec des morceaux un peu mièvres, et des balades sans saveurs...je ne retiendrai finalement que les titres "You made my life so bright" et le très Dancefloor "We fell in love while dancing" (en écoute dans sa version 12 inch)
Pour les amateurs de vinyles aux budgets "serrés", évitez la recherche du disque car celui-ci est quasiment devenu "invisible" sur le marché de l'occasion (ou alors accessibles à des prix éléphantesques).
Encore plus fort en Scratch sur k7 que Dj Ruthless, presenté sur Groove Diggers il y a de ça quelques semaines...
DJ Ramsey pousse la technique un peu plus loin dans un mini set (routine) à base de Pass Pass, Tap tap, insert Scratch ainsi que quelque Body's Tricks dont il a le secret... Bravo !
Hop hop hop, qui ne se souvient pas de cette pub martelée sur nos écrans de télévisions pour le Café Nescafé avec la celebre "Colegiala", mmmm ?
Saviez vous que l'interprète de ce morceau, le Colombien Rodolfo y su Tipica intentât un procès car Nestlé à fait passer ça pour de la musique Colombienne alors qu'elle est originaire du Perou ? (Procès qu'il gagna...)
Et puis saviez vous que la version originale fut enregistrée par les "Los Ilusionistas" en 1975 ?
Et puis...saviez vous que Nescafé c'est bien le matin quand on est pressé et qu'on la flemme ?
Il y a des 33 tours, comme celui-ci, ou la pochette vous parait fade et sans attrait.
Mais une fois le disque posé sur la platine, tout change...
Et c'est le cas avec cet album "mystérieux", Funk 80, sorti en 1982 sur le label Pop Art.
Un album co-produit par Butch Ingram (un des membre de la famille Ingram), Ed Dummond et Lawrence Goodman (qui produira plus tard les old school Three Times Dope et Warren McGlone aliasSteady B).
En lead vocal, on notera principalement le mystérieux featuring de Ron Aikens.
Un LP résolument minimaliste, avec quelques touches d'electro, à l'images des titres "Come Let Me Love You" qui débute l'album et le très bon "We're here to rock you" titre qui me rappelle un peu le son Zapp...
A noter également le plus calme "You Got It", bon morceau mais qui me laisse l'impression d'être inachevé (surtout au niveau des voix) j'ai l'impression d'écouter une maquette...
Reste la difficulté de le dénicher maintenant en version originale, car devenu quasiment introuvable ou alors à des prix prohibitifs.
Heureusement, reste les rééditions en CD ou vinyle (dont le titre en écoute est extrait).
Seul et unique titre de Candela, "Love you madly" est sorti en 1982 sur Arista.
Une petite merveille de Funk 80's produite par deux des freres Bayyan : Adil et Amir Bayyan (dont le vrai nom de famille est Bell, voir Robert "Kool" Bell et Ronald Bell des Kool & The Gang).
Le tout arrangé par Herb Powers, Jr (voir Kano et Vin-Zee)
Cette pépite de Funk 80's est sortie en 1982 (label Eastern records) sous la houlette des 3 frères Young des Young & Company (voir la video "I Like (What You're Doing To Me).
On retrouve à l'écriture deux des frères Young : Bill et Michael (alias Mike) accompagné de Buddy Hankerson (qui travaillera par la suite avec Steve Arrington sur le LP "Positive Power" de 1984).
La batterie sera assurée par Roger Parker (Slave, Faze-O) et l'arrangement sera confié à José Rodriguez (Gibson Brothers, Dan Hartman, Grace Jones et Instant Funk entre autres).
Indeep, ce n'est pas seulement l'énorme tube "Last night a DJ saved my life!" mais aussi un album, sorti en 1983 sur le label Sound of New York...
1982, l'arrangeur Reggie Thompson (qui travaillera plus tard avec Mtume, Bloodstone et S.O.S. Band entre autres) et Michael Cleveland, fondent le groupe Indeep avec deux anciennes choristes : Rose Marie Ramsey et Rejane (alias Reggie) Magloire (qui bien plus tard intégrera le groupe House Technotronic).
Sous la houlette du producteur Gene Griffin (Mtume) le groupe sort en maxi en 1982 le titre qui restera un indétrônable standard ou l'histoire d'un DJ qui sauva la soirée d'une jeune fille en réveillant le dancefloor : "Last night a DJ saved my life!" (voir la vidéo).
Enorme carton, qui fut 10eme dans les charts RnB/Hip-Hop qui sera suivi un an plus tard du premier Album.
Album qui embarquera aussi quelques titres très dancefloor à l'image de "Buffallo Bill", "When Boys Talk", "Love Is Like A Gun" tous écrits par Michael Cleveland, hormis le dernier morceau "There it is" qui lui sera (excusez du peu !) écrit par un certain...James Brown !
S'ensuit le second album en 1984, "Pajama Party Time" qui obtiendra qu'un succès d'estime...et signant là, la fin du groupe...
Breakwater est un groupe comme nous aimerions en voir plus souvent !
Sorti sous le label "Arista", "Splashdown" fut produit par "Kae Williams Jr." (contribution musicale avec "Change", Ritchie Family", "Curtis Hairston") & Rick Chertoff".
L'album "Splashdown" est le second de la série, deux ans après leur succès avec le titre "No limit" du lp de 1978.
Un album plutôt mid-tempo, mélange de Soul & de Funk, Breakwater nous embarque vers des galaxies lointaines avec douceur : ils ont même pensé à s'habiller pour l'occasion !
Mon morceau préféré est incontestablement "Say you love me girl" (est-ce le voyage de l'amour ?) pour sa musicalité, sa performances des voix masculines qui oscillent avec nos tympans et l'instrumentalisation qui l'accompagne.
Arté, la chaine Franco-Allemande va rediffuser le 17 Juin prochain, le concert mythique de 1972, Wattstax, souvent surnommé de façon caricaturale de "Woodstock Noir".
Filmé par Mel Stuart.
C'est l'occasion, pour ceux qui n'auraient jamais vu le DVD, de vous replonger dans la fournaise du Coliseum de Los Angeles.
20 août 1972 : Le prestigieux label de Memphis, Stax, un des piliers de la musique soul, organise un concert d'anthologie, grand-messe de la communauté afro-américaine : six heures de live, de danse, de musique destinées à commémorer les émeutes de Watts, qui eurent lieues sept ans auparavant.
Au coté du Révérend Jessie Jackson en maitre de cérémonie, Isaac Hayes, Rufus Thomas (voir "Breakdown"), Albert Kint, les Staple Singers, les Barkays (voir "Son of Shaft" extrait du concert) entre autres, contribuèrent à l'événement de façon benevole.
Un document magnifique, musical et politique, un des evenements majeurs de la culture Afro-Americaine.
"I'am Somebody !"
A ne pas manquer.
Wattstax le 17/06/08 - à 22h20 - ARTE - Durée 99 minutes.
Retour aux sources... en vidéo sur Groove Diggers, une archive qui date de 1974. Les Lockers (également danseurs dans l'émission culte Soul Train) en démonstration quelque part dans les rues de New York.
Pour ce qui est du morceau qui accompagne cette vidéo je sèche, a bon entendeur !
Quoi ? Vous ne vous rappelez pas de la pub pour Galak, le chocolat blanc de Nestlé, avec Oum le Dauphin ?
Et bien voici l'occasion de vous rafraichir la memoire...;)
"On l'appelle Oum le DauphinDans son royaume aquatiqueOn se raconte sans finSes exploits fantastiquesQuand surgit Oum le DauphinDe l'Arctique à l'AntarctiqueLes pieuvres et les requinsVont se cacher dans les coins"
Après l'album de 1981 "To the point", voici le premier opus de Kwick de 1980.
Les "petits gars" du Tenessee, Terry Bartlett, William Sumlin, Vince Williams et Bertram Brown signèrent là également un très bon album, Funk 80 avec quelques relents "Post-Disco"...
Kwick, c'est aussi Allen Jones en producteur, homme de l'ombre des Bar-Kays (remerciés à juste titre dans les crédits de l'album pour leur inspiration) mais aussi Robert Jackson aux arrangements (New Birth, Bar-Kays, Shirley Brown).
Je retiendrais 4 titres dans le LP : "I want to dance with you","Can't help myself","Tonight is the night" et le "We ought to be dancin'" uptempo à sonorité Disco...
Février 1983. Dj Greg Wilson, exécute pour la première fois une démonstration de djaying sous les yeux du public anglais lors de l'émission "On the tube" sur "Channel 4" (une des chaines nationales anglaise)
Pour ce qui est de la démo...Greg joue une panoplie d'effets d'un Dj d'époque : Dubbings, Tap,Tap, mais aussi la fameuse reverb, devant un public médusé...
Quand à la musique qui accompagne cette démonstration, le morceau est anglais of course... ! David Joseph (en solo) : You Can't Hide (Your love from me).
Dans la pure tradition du Funk, les Yates Brothers & sisters nous apportent tous les ingédients réunis pour un album réussi et complet.
La famille Yates à savoir : Pete, Vincent, Regina, Anthony et Tammy n'ont pas fini de nous étonner !
Un album très accessible à toutes les bourses, qui est produit chez MCA Records, dont le producteur principal est "Robert P. Ross".
En bref, nous retrouvons "Paulinho DaCosta" aux percussions (ça vous étonne !), "Rene Moore" & "John Barnes" aux claviers, et pour finir "James Jamerson Jr. à la basse.
A titre personnel, je ne me serais vraiment pas attardé sur cet album Disco, que je considère sans plus, si il n'y avait pas eu le titre "Close to you"...
L'album est sorti avec deux pochettes distinctes, sur deux labels differents :
Unison, label Canadien (avec la couverture en illustration plus haut) et Roadshow pour les USA (pochette à droite).
Et une fois n'est pas coutume, je ne m'attarderais pas non plus sur le line-up du disque, ou sinon juste pour ses fabuleux background vocals avec principalement Jocelyn Brown,Sharon Redd et Luther Vandross.A noter la presence d'un Alfonso Thornton, plus connu sous le nom de Fonzi Thornton.
Un LP qui sera aussi arrangé par Spunk pour la partie rhytmique et Luther Vandross pour le coté chant.
Un LP avec 6 titres : "You keep me hanging on", "Close to you", "Everlasting love", "Do you love me", "Come a little bit closer", "You are the sunshine of my life" (reprise de Stevie Wonder).
En écoute donc, le sublime "Close to you", merveille de Disco-Funk mélodique avec une orchestration magnifique...
Bebu Silvetti, pianiste compositeur producteur et arrangeur, originaire de Buenos-Aires signa en 1976 son tube Disco "Spring Rain", sur Salsoul.
Pour les puristes de la "galette" : certains pressages Salsoul n'indiquent que "Silvetti" alors que d'autres mentionnent "Bebu Silvetti", vous voilà averti si jamais vous en croisez un dans les bacs...;)
"Spring Rain", c'est du Disco ensoleillé, a écouter sur Groove Diggers !
Produit par Billy Terell et Robert Zappalorti, en compagnie de Jeffery Reiff, ce maxi est sorti en 1981 sur le label Cherry Hill Productions Inc. Un funk ("boogie" diront certains) très dancefloor, sans prétention...